" La paix vous a appris à manier vos armes,
La guerre vous apprendra à vous en servir "
- De Brack -

 

La Garde Impériale de Napoléon a été - et reste - l'une des formations militaires les plus célèbres, si ce n'est la plus célèbre, de l'Histoire. Si elle pouvait assurer le service lors des cérémonies officielles aussi bien que n'importe quelle autre formation européenne de ce type, la Garde était avant tout une troupe d'Elite de la Grande Armée, disposant d'armes et d'équipements qui lui étaient propres.

 

La Baïonnette

" On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s'asseoir dessus "
Cette formule de Talleyrand n'est pas seulement une boutade. Elle démontre l'importance de cette arme -apparue au XVIè siècle - lors des guerres du 1er Empire.

L'arme du Corps à Corps

   La baïonnette tire son nom de la ville de Bayonne ; Pour les uns elle a été inventée en 1523 lors du siège de cette ville, selon les autres, elle l'a été peu de temps avant. A l'origine, celle-ci vient se ficher dans le canon du fusil qui la porte, rendant alors le tir impossible et présentant de ce fait un désavantage certain. Elle peut, par ailleurs, tomber en terre en plein combat ou rester enfoncée, sans pouvoir être retirée, dans le corps d'un soldat ennemi.

 

un progrès sensible

  Pour pallier à ces problèmes apparaït, en 1688, la baïonnette à douille, s'enfilant autour du canon du fusil mais ne comportant encore aucn anneau de sûreté qui permettrait de mieux la maintenir. Elle n'en offre pas moins la possibilité de tirer sans qu'il soit nécessaire de l'enlever, mais elle gène encore l'utilisateur lorsqu'il est amené à charger son arme par la bouche - d'autant qu'elle mesure près de 45cm et qu'elle se trouve dans la ligne de projection du canon.
En France, la généralisation de cette arme intervient en 1703, à l'initiative de Vauban. Mais l'armée Française ne s'intéresse qu'à une baïonnette fixe, ne pouvant être séparée du fusil. Au milieu du XVIIIè siècle, pourtant, en Prusse, apparaït une baïonnette à douille dotée d'un anneau de sûreté et montée obliquement par rapport au canon de l'arme porteuse. Sur ce modèle classique et définitif, qui se généralisera dans les armées en présence, seule la longueur varie au fil du temps, passant à près de 80 cm après 1750.
Jusqu'en 1763, le canon du fusil Français affiche une longueur de 1,19m, de sorte que la taille assez peu importante des hommes de ce temps rend son chargement difficile. Si à cette époque on réduit la longueur du canon à 1,14m, en revanche on rallonge celle de la baïonnette, portant la taille du fusil à 1,95m, afin de permettre aux fantassins de se défendre contre les sabres maniés par les cavaliers.

       

La baïonnette modèle 1777

 La baïonnette employée par les soldats du 1er Empire répond à des normes élaborées lors de la définition du système d'arme 1777 - beaucoup des soldats des armées de la révolution furent, eux, armés de la baïonnette modèle 1771. La longueur du modèle 1777 est porté à 40,6cm lors des réformes de l'An IX, la lame atteignant 38cm seulement. Quand celle-ci n'est pas fichée autour de l'extrémité du canon du fusil, elle est rangée dans un fourreau en peau de vache de couleur naturelle, terminé par une pièce en fer. Dans la Garde Impériale, cette pièce est en cuivre et façonnée de la même manière que pour les fourreaux des sabres, ceux-ci étant eux-même noircis. Au baudrier, sont suspendus à la fois les fourreaux du sabre et de la baïonnette.
Une baïonnette modèle An IX, d'une longueur de 48,7cm, est également réalisée à l'usage du mousqueton (fusil court de cavalerie).
Nombre de chefs militaires voient dans la baïonnette l'arme de la décision par excellence, celle par qui l'élan offensif de la troupe peux le mieux s'exprimer. N'est-ce pas le Prince Souvorov qui affirme que si " la balle est folle, la baïonnette est sage " ?
Une charge à la baïonnette - et beaucoup se sont déroulées au cours des innombrables batailles de l'Empire - peut avoir un impact moral considérable et emporter une ligne ennemie, ne serait-ce que par l'effroi ou la répugnance qu'éprouve l'être humain à l'égard du combat à l'arme blanche.

 

   " La balle est folle, la baïonnette est sage "

   Grâce à l'allonge importante qu'elle présente, la baïonnette constitue une sorte de possibilité de sauvegarde contre l'ennemi le plus dangereux du fantassin, c'est à dire le cavalier - même si certains utilisateurs estiment que cette arme peut faire double emploi avec le sabre.
Combien de charges de cavalerie sont ainsi venues mourir devant des lignes ou des carrés hérissés de baïonnettes ? Que l'on songe, par exemple, à la bataille des pyramides ou à celle de Waterloo...
Dans l'armée Impériale, les règles d'emploi et d'entretien de la baïonnette sont strictes et parfaitement définies, comme le prouve le manuel d'infanterie en date de 1808 ; Il est interdit un certain nombre de pratiques, tel le recours à cette arme comme outil - notamment en guise de tournevis ou pour démonter la batterie ou le chien d'un fusil.


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Le Sabre d'Infanterie Briquet

 

Pour le combat au corps à corps, le fantassin des armées Impériales dispose de diverses armes blanches, parmi lesquelles la baïonnette, placée à l'extrémité du canon du fusil modèle 1777 corrigé An IX, et le sabre court d'infanterie briquet.

Le nom de sabre briquet a été donné par la cavalerie à l'arme de ce type que portent certains soldats de l'infanterie. Il revêt une connotation quelque peu moqueuse, voire hautaine ; sa petite taille et la forme de sa garde rappellent en effet les briquets qu'utilisaient les soldats en campagne pour allumer le feu.
Puis, en 1806, cette désignation devient officielle.

Le sabre briquet de l'infanterie

 Arme très populaire dans la troupe, le sabre briquet court équipe les sous-officiers, les caporaux et les soldats des troupes d'élite - dont la Garde Impériale. Bien qu'il soit surtout employé à des fins pratiques et utilitaires plutôt que guerrières, c'est une arme efficace, dont les coups de pointe sont dangereux et dont les coups de taille peuvent occasionner de graves blessures. L'affûtage de sa lame, très tranchante, s'effectue au moyen d'une lime douce ou d'une pierre à faux. L'eau, la neige ou le sang peuvent cependant en attaquer l'acier.
Cette arme, d'une longueur de 75cm avec une lame de 59cm, possède une monture formée d'un seul tenant et comporte une poignée cannelée et un fourreau en cuir noir, avec une garniture inférieure à bouterolle faite de laiton. Deux versions de cette arme sont réalisées : celle de l'An IX, avec une garde à angle droit ; celle de l'An XI, avec une garde arrondie.

 

    

Le briquet de l'infanterie de la Vieille Garde


1 - Bouterolle
Garniture métallique couvrant
l'extrémité inférieure du
fourreau
.

2 - Lame
Bande de longueur et de forme variable, droite ou courbe, acérée ou tranchante sur une partie ou sur la totalité de ses bords.

3 - Soie
extrémité rétrécie de la lame.

4 - Quillon
partie de la garde qui prolonge vers l'arrière la branche principale de la garde.

5 - Garde
pièce destinée à protéger la main

6 - Fusée
Pièce que la main saisit

7 - Calotte
Partie supérieure de la monture recouvrant la fusée et recevant le bouton de rivure.

   La Garde consulaire, issue de la Garde du directoire et de la Garde du Corps Législatif, est dotée d'un sabre briquet d'un type particulier, dont la réalisation a été confiée à la manufacture d'armes de Versailles. Cette arme se compose d'une monture en laiton, avec une branche formant croisière à angle extérieur droit, terminée par un quillon ovale et plat. La poignée, engagée à sa partie inférieure dans une bague plate, comporte à sa base une sorte de bourrelet. La lame, d'une longueur d'environ 60cm, peut être soit plate, soit à gorges. Le fourreau, caractérisé par une chape à boutons et une garniture inférieure à bouterolle en laiton, est fait de cuir noirci. Les gradés bénéficient d'un modèle spécifique, doté d'une fusée de bois quadrillé.
  
   Lorsque, en 1804, la Garde Consulaire cède le pas à la Garde Impériale, les grenadiers formant ce Corps sont dotés d'un sabre de facture nouvelle, plus long que le précédent et comportant une monture différente. La branche, en demi-ovale, rejoint la calotte en une volute s'incurvant en sens inverse du modèle précédent et s'abaisse pour finir en un quillon de dimensions assez conséquentes. La lame, trempée à la manufacture de Kligenthal, comporte un large pan creux sur chaque face et atteint une longueur d'environ 70cm. Le nouveau fourreau est en cuir noir, avec un bouton de chape sur embase en losange et une garniture inférieur en laiton, à bouterolle et à profil convexe dans sa partie haute.
Comme les grenadiers et les chasseurs à pied, les artilleurs de la Garde portent le sabre briquet, qu'ils emploient le plus souvent pour élaguer la végétation au moment où ils mettent leurs pièces en batterie.

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Le Fusil Charleville
Modèle 1777

 

  Si l'on doit beaucoup à Gribeauval dans le domaine de l'artillerie, il faut reconnaitre également à ce génie de la balistique le rôle prépondérant qu'il joua dans la création du fusil 1777 dit Charlevile, une arme d'une remarquable longévité.

De même qu'il s'y employa dans le cas de l'artillerie, Gribeauval tâcha de parvenir à une interchangeabilité des pièces comparables pour le fusil modèle 1777, qui fut adopté par l'armée royale en 1776. Il institua même un véritable système dit de 1777, comprenant de nombreuses armes destinées aux différentes spécialités de l'armée.

 

A l'origine, le fusil modèle 1717

 Le fusil modèle 1777 résulte de la longue évolution d'une arme apparue en 1717, destinée à remplacer les fusils de modèles pour le moins variés que les soldats Français employaient au combat. Conçu de la manière la plus rationnelle qui fût, de façon à parvenir à une standardisation plus poussée, le fusil modèle 1777 dut être modifié en l'An IX (1801). Dans l'intervalle, le système 1777, comptant quatorze types d'armes différents, avait été simplifié en étant porté à six modèles seulement.

   

Les modifications de l'An IX

Le fusil modèle 1777 / An IX

 Calibre  : 17,5 mm
 Longueur  : 1,52 m
 Poids de l'arme  : 4,6 kg
 Poids de la balle  : env. 28g
 Portée de combat  : 200/250 m

   L
es principales transformations apportées à cette arme concernèrent l'embouchoir, la grenadière et la forme de batterie. Le fusil modèle 1777 se révéla d'une robustesse peu commune, mais sa fiabilité n'en fut pas moins assez souvent sujette à caution. Il connut beaucoup de problèmes d'amorçage, et son canon était régulièrement encrassé par la poudre d'assez mauvaise qualité employée à l'époque par l'armée Française. Le fusil modèle 1777 fut certainement quelque peu inférieur au fusil utilisé par les troupes Anglaises, sans être le meilleur du monde comme certains le prétendirent en son temps

 

Une extraordinaire longévité

   Cependant, la longévité de cette arme en dit long sur ses qualités. Fabriquée jusqu'en 1822, elle fut produite à raison de 2 millions d'exemplaires, équipant tous les fantassins du 1er Empire qui combattirent sur l'ensemble des champs de bataille d'europe et d'outre-mer

Modèle modifié pour soldats d'élite

   La Garde Consulaire, puis Impériale, se servit du même fusil d'infanterie modèle 1777 que les autres Corps, mais cette arme se différenciait par un certain nombre de détails importants. La monture et les garnitures avaient été modifiées par rapport au modèle de base et le fusil en question disposait d'une platine de sécurité, destinée à empêcher que l'arme ne se déclenchât accidentellement ou que l'amorce fût atteinte par l'humidité.

 

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Poudres et Munitions

En France, jusqu'en 1819, le calibre d'une arme est fixé par rapport au nombre de balles en plomb entrant plus ou moins exactement dans la composition de la livre dite "de Paris", soit environ 490 g.

    Cette donnée concernant le calibre est néanmoins théorique, dans le sens où elle ne prend guère en compte l'encrassement - qui rend plus difficile l'introduction d'un projectile dans le canon - ou l'épaisseur du papier de la cartouche. Aussi, depuis 1717, avec l'institution des armes règlementaires, est-on passé du système du "frottement" - où la balle correspond parfaitement au diamètre du canon - à celui du "vent" - où la balle présente un diamètre légèrement inférieur à celui du canon. C'est ainsi que le fusil d'infanterie modèle 1777 affiche un calibre de 14 avec un "vent" de 0,94mm.
Les armes utilisées de façon moins intensive - comme le mousqueton ou le pistolet - sont caractérisés par un "vent" moins important - de l'ordre de 0,56mm. C'est là une manière de compenser la faible longueur du canon et de rendre mousquetons et pistolets un peu plus précis.

Les poudres

    Jusqu'en 1818, trois ans après la fin de l'Empire, l'armée Française utilise la même poudre, dite "poudre à canon", pour les armes portatives comme pour les pièces d'artillerie. C'est seulement vers 1820 qu'est adoptée une poudre spéciale pour armes portatives dite " poudre à mousquet".

Le problème de la composition de la poudre à canon a suscité, sous l'ancien régime, un long et virulent débat entre savants et spécialistes - un débat qui perdure encore sous l'Empire. Jusqu'à la révolution, la poudre est constituée d'un mélange - dit des "six-as-as" - de salpêtre (75%), de charbon (12,5%) et de soufre (12,5%). Le comité de salut public modifie ces proportions, en les portant d'abord à 76% de salpêtre, 15% de charbon et 9% de soufre ; puis à 80% de salpêtre, 15% de charbon et 5% de soufre. Les résultats obtenus étant décevants - ce produit connait une altération rapide qui se traduit par une réduction de la portée des armes -, l'administration Impériale décide, en Août 1808, de revenir à la formule des poudres dites "anciennes", en usage avant 1789. De tels dosages resteront en vigueur jusqu'en 1866.
Où trouve-t-on les différents ingrédients de la poudre à canon ? Avant la révolution, le salpêtre est en grande partie importé des Indes. Mais la guerre, en tarissant en partie cette source d'approvisionnement, contraint la France à trouver du salpêtre dans son sol et à inventer des méthodes originales de raffinage et de séchage rapides.

En ce qui concerne le soufre, on exploite les gisements de pyrite martiale - ou bisulfure de fer - découverts sur le territoire national, en ayant recours à de nouveaux procédés d'extraction.
Pendant la Révolution et l'Empire, la poudre est fabriquée par phases, qui consistent d'abord en la pulvérisation, la trituration et le mélange - lesquels s'opèrent dans des mortiers sphériques. Puis viennent l'arrosage, la compression et la granulation - ceux-ci s'effectuent dans des grainoirs et des cribles. Enfin intervient la séparation des grains pour laquelle on a recours à des cribles fins. Les essais sont conduits au moyen d' "éprouvettes" - c'est-à-dire des mortiers de 7 pouces 9 points (19,27cm) dotés d'un projectile en forme de globe, d'un diamètre de 7 pouces (18,94cm) et d'un poid de 29,3kg.

 

Cartouches et pierres à fusil

    Les cartouches sont constituées de feuilles de papier dont la forme est celle d'un trapèze de 13,60cm de hauteur, de 11,50cm à la grande base et de 6,10cm à la petite base, et elles contiennent 12,23g de poudre.
Dans le but de résoudre les problèmes d'approvisionnement en campagne, l'armée Française emploie indifféremment la même cartouche pour les fusils et pour les pistolets. Mais la charge de poudre varie selon le type d'arme concernée. Les soldats, s'ils ont recours à des cartouches complètes pour le tir au fusil, les "saignent" - comme on dit à l'époque - lorsqu'ils utilisent le mousqueton ou le pistolet, en enlevant 1/4 de la poudre pour le premier et la moitié pour le second.
Les pierres à fusil, en silex pyromaque, proviennent quant à elles de diverses régions du pays - Ardèche, Loir-et-Cher, Yonne et Seine-et-Oise principalement. Ce sont les caillouteurs qui les recherchent et en fabriquent environ 300 à 350 par jour. Une pierre à fusil de qualité normale autorise une cinquantaine de coups de fusil.

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Le Pistolet D'arçon

 

Le pistolet modèle An IX, suivi par le modèle An XIII, vint à point nommé pour remplacer les armes du même type, quelque peu démodées et dont l'efficacité s'était révélée pour le moins douteuse, notamment le décevant pistolet modèle 1777.

   Douteuse, l'efficacité de ce dernier modèle fabriqué sous la monarchie l'est très certainement. Le pistolet de 1777, dit à coffre, se révèle en effet beaucoup trop fragile, comme le montrent les campagnes menées en Amérique du Nord et pendant les premières années de la révolution. Quelques efforts d'amélioration et de rationalisation sont entrepris à partir de 1795, mais il faut attendre le consulat et Bonaparte pour qu'une véritable réforme soit conduitedans ce domaine. Elle donne naissance à une arme remarquable, destinée à la cavalerie légère - comme les hussards et les chasseurs - le pistolet d'arçon modèle An IX (1801).

Le pistolet d'arçon modèle An IX : une nouveauté

    En 1800, le futur Empereur des Français toujours soucieux d'ordre et d'organisation, nomme une commission formée d'officiers d'artillerie et de contôleurs d'armes de l'ancien régime - tels que Saint-Germain, Cotty, Gassendi et Regnier l'Aîné - dont la tâche consiste à définir un système d'arme susceptible de remplacer celui de 1777. Le travail mené par ces spécialistes se traduit par le règlement dit du 21 pluviose An IX (11 février 1801), signé du général Saint-Germain, un artilleur qui assure les fonctions de directeur général des manufactures depuis l'An VII.
S'inspirant en partie du modèle 1763-1766, mais se fondant sur d'autres armes réalisées sous la révolution, ce pistolet, plus court que son prédécesseur, est fabriqué par quatre manufactures françaises, à Charleville, Saint-Etienne, Maubeuge et Versailles.

Le pistolet modèle An XIII

    Quatre ans à peine après le lancement de la fabrication de ce pistolet, fort réussi au demeurant, apparaît une nouvelle arme de ce type. La raison de cette affaire tient en partie au fait que la manufacture d'armes de Tulle - qui dépendait jusque là de la marine et des colonies - est passée sous le contôle du ministère de la guerre. De cette manière, la production des armes portatives a échappé à des marins qui avaient de tout temps assuré leurs propres besoins en la matière. Sur leur insistance, le pistolet modèle An IX est modifié, en reprenant des éléments du pistolet de bord de 1786, toujours fabriqué et auquel la marine tient beaucoup, donnant naissance au pistolet modèle An XIII. Cette arme, reprenant la platine du pistolet modèle An IX en conserve également le canon - lequel est fixé à la monture par une capucine - la baguette étant à tête de clou sans ressort. Les garnitures sont usinées en laiton, à l'exeption de la bride de poignée et de l'écusson.
Du fait de ses très grandes qualités, le pistolet modèle An XIII produit entre 1806 et 1819, fut largement copié à travers l'Europe napoléonienne, notamment au royaume de Naples, en Hollande, en Saxe, au Wurtemberg, au Hanovre, en Espagne, au Piémont, par la manufacture d'armes de Turin, mais aussi en Amérique du Nord.

Le combat de cavalerie

     Les pistolets modèles An IX et An XIII sont employés par la cavalerie légère impériale, et même par les dragons. Ils se révèlent des armes redoutables dans les combats au corps à corps, où les coups dits à brûle-pourpoint, c'est-à-dire à bout portant, sont recommandés. Cependant, lorsque ces coups sont portés en touchant l'ennemi, ils risquent de faire éclater le canon. Le pistolet est attaché à une lanière, de façon à permettre au cavalier de le lâcher brusquement, sans le perdre, afin de pouvoir se saisir de son sabre.

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